Mon chemin vers ce rôle de partenaire fiscal
Je n’ai pas grandi en rêvant de codes fiscaux. Enfant, j’étais discrète, toujours en observation, souvent dans ma tête. Je dévorais les livres, je voulais être archéologue et j’étais fascinée par tout ce qui se cache sous la surface.
Dans une famille marquée par les séparations et les recompositions, j’ai compris très tôt que l’argent et la façon dont on structure une vie pouvaient autant protéger que fragiliser. Mon père m’a encouragée à choisir un métier "sérieux", solide, rationnel, non émotionnel. J’ai commencé par la comptabilité, puis je suis passée en fac de droit avec une équivalence, en me spécialisant en droit des affaires et fiscalité. Je me disais : si je travaille sur l’argent et la structure, je peux être utile sans être submergée par l’émotion.
J’ai construit une double compétence en droit et comptabilité et j’ai rejoint un grand cabinet américain, puis EY en transaction tax. La complexité, les deals, le challenge intellectuel étaient là. Mais il manquait une chose essentielle : l’humain. Je suis partie dans un cabinet fiscal de niche, petite équipe, clients haut de gamme. Le niveau technique était excellent, mais la culture restait dominée par l’ego, les jeux de pouvoir et les ordres qui tombent d’en haut.
Le point de rupture est arrivé quand j’ai été licenciée pendant ma grossesse. Brutal, mais clarificateur. J’ai réalisé que j’aimais la fiscalité. Je n’aimais pas la manière dont elle était pratiquée autour de moi. Je ne voulais pas passer ma vie dans des environnements où le pouvoir compte plus que la substance et les personnes.
Je me suis donné deux ans et j’ai lancé ma propre structure. Ça a fonctionné. J’ai travaillé avec d’anciens collègues, avec la Suisse et j’ai commencé à accompagner des fondateurs, des start ups et des entrepreneurs aux trajectoires transfrontalières. C’est là que quelque chose d’important s’est imposé.
Ce que j’aimais vraiment, ce n’était pas "faire de la fiscalité".
J’aimais voir tout le paysage.
J’aimais montrer les différentes voies possibles et les conséquences de chacune.
J’aimais transformer le chaos en trajectoire.
Pendant longtemps, j’ai quand même essayé de prouver que j’étais "au niveau" jouer dans la même cour que des confrères très installés, souvent masculins, être la meilleure, être dans les bons cercles. Puis j’ai simplement arrêté d’y attacher de l’importance. Je n’avais pas besoin de ce jeu pour connaître ma valeur.
À partir de là, ma manière de travailler a changé. La démonstration purement technique est passée à l’arrière plan. Vos projets, vos peurs, votre famille, vos rêves sont passés au premier plan. J’ai arrêté de traiter la fiscalité comme un sujet séparé et stérile. J’ai commencé à la traiter pour ce qu’elle est vraiment l’architecture profonde derrière la vie que vous essayez de construire.
Aujourd’hui, je ne suis pas là pour vous impressionner avec du jargon ou vous vendre de l’optimisation agressive. Je suis là pour être la personne capable de tenir toute votre histoire les chiffres, les risques, les ambitions, les questions morales et de la transformer en une architecture fiscale intelligente, calme et vraiment à vous.